Les huit questions
Cochez celles auxquelles vous savez répondre aujourd'hui, pour vos documents tels qu'ils sont. Sous chaque question, ce que MIKURA répond — pour comparer. Une question sans réponse, c'est ce qu'on regarde ensemble.
- Où
1. Où sont stockés nos documents — dans quel pays, chez qui ?
Chez MIKURA : Vos documents sont stockés en France, chez des hébergeurs français. À l'entrée, leur texte est lu par Mistral AI, sous-traitant déclaré dans notre DPA, qui ne les conserve pas au-delà de la lecture et dont les modèles ne sont pas entraînés sur vos documents ; le type de chaque pièce est reconnu par un modèle à poids ouverts, servi en France par nos hébergeurs, qui n'est pas entraîné sur eux non plus ; et le classement lui-même se fait chez MIKURA, par du code. Pour rapprocher les tiers de vos pièces, le SIREN et le nom qu'elles portent sont recherchés dans l'annuaire public des entreprises.
Pourquoi ça compte
Un serveur dans le placard, un Drive, une boîte mail, un outil dont personne ne sait où il héberge : la réponse est souvent « un peu partout ». Écrivez la liste. C'est la première question, et la plus souvent sans réponse.
- Qui
2. Qui, chez nous, peut lire quoi — et l'assistant IA aura-t-il exactement les mêmes droits que la personne qui demande ?
Chez MIKURA : Des droits par personne, par rôle et par type de pièce. L'assistant IA a exactement les droits de la personne qui demande — il ne les contourne pas, et on les pose avant de brancher.
Pourquoi ça compte
Un assistant IA voit tout ce que la personne voit. Si la paie est ouverte à tous « par commodité », il la rendra visible dès la première question. Les droits se posent avant de brancher, pas après.
- Sortie
3. Quand quelqu'un pose une question, qu'est-ce qui sort de chez nous, et vers qui ?
Chez MIKURA : Ce que l'assistant lit pour répondre — les extraits trouvés, le texte des pièces qu'il ouvre et les illustrations qu'il regarde — lui est transmis, selon ses conditions à lui. Jamais le fonds d'un bloc, et jamais une pièce que la personne n'a pas le droit de voir. C'est votre choix d'assistant IA qui décide de ça, et on vous le dit plutôt que de le taire.
Pourquoi ça compte
Le document entier, un passage, rien ? Vers l'éditeur de l'assistant IA, vers un hébergeur, vers les deux ? Un fournisseur qui ne peut pas répondre à cette question en une phrase ne la connaît pas lui-même.
- Doute
4. Quand l'assistant IA n'est pas sûr, que fait-il — il devine, ou il le dit ?
Chez MIKURA : Ce dont l'assistant n'est pas sûr à l'entrée part dans la bannette — la pile des pièces à vérifier — et quelqu'un de chez vous tranche. Dans la réponse, une pièce douteuse est marquée « à valider ». L'assistant doute, l'humain tranche.
Pourquoi ça compte
Un assistant IA qui invente une réponse qui a l'air vraie, on appelle ça une hallucination. Ça arrive surtout quand il n'a pas la pièce sous les yeux et qu'il répond de mémoire. La question à poser : « et s'il n'a pas la pièce ? »
- Source
5. La réponse cite-t-elle la pièce et la page, pour qu'on puisse vérifier sans le croire sur parole ?
Chez MIKURA : Chaque réponse cite la pièce et ouvre le document à la page.
Pourquoi ça compte
Une réponse sans source se vérifie en cherchant le document à la main — c'est-à-dire en refaisant le travail. Une réponse qui ouvre la pièce à la page se vérifie en un clic.
- Trace
6. Qui garde la trace de qui a lu quoi, et quand ?
Chez MIKURA : Chaque accès laisse une trace : qui a vu quoi, et quand.
Pourquoi ça compte
Le jour où une pièce sensible a circulé, la question n'est pas « est-ce arrivé ? » mais « qui l'a ouverte ? ». Sans trace, personne ne peut répondre.
- Demain
7. Si on change d'assistant IA l'an prochain, que faut-il refaire ?
Chez MIKURA : Rien à refaire. Le fonds classé, les droits et les réponses vivent chez MIKURA, pas dans l'assistant IA : on branche le suivant, il lit ce que l'ancien lisait.
Pourquoi ça compte
Les assistants IA changent vite. Si le classement, les droits et les réponses dépendent de l'assistant IA, on repart de zéro à chaque changement. S'ils vivent dans le fonds, on branche le suivant.
- Contrat
8. Y a-t-il un contrat écrit qui dit tout ça — un DPA — et l'avons-nous lu ?
Chez MIKURA : Le DPA est public : mikura.fr/dpa. Il dit où sont vos documents, qui les lit pour nous et combien de temps nous les gardons ; notre page Sécurité détaille ce que nous faisons au-delà.
Pourquoi ça compte
Le DPA est le document qui dit ce que le fournisseur fait de vos données, où, et avec qui. S'il n'est pas public, demandez-le. S'il n'existe pas, vous avez votre réponse.
Vous n'avez encore rien coché.
Cochez les questions auxquelles vous savez répondre aujourd'hui : les autres, c'est ce qu'on regarde avec vous, en un quart d'heure au téléphone.
Trois mots, et ce qu'ils veulent dire chez vous
Souverain
Vous savez où sont vos documents, qui peut les lire, et ce qui sort — et vous pouvez le montrer avec un contrat, pas avec une promesse.
En clair
Ce n'est pas un drapeau sur un site. C'est la réponse aux questions 1, 3 et 8, écrite noir sur blanc.
Sécurisé
Chiffré pendant l'envoi et une fois stocké ; sauvegardé chaque nuit, avec une copie à part ; des droits par personne ; une trace de chaque accès.
En clair
Quatre choses vérifiables — les questions 2 et 6 — plutôt qu'un mot. Demandez-les une par une.
Fiable
L'assistant IA ne répond pas de mémoire : il lit la pièce, il la cite, et quand quelque chose n'est pas sûr, c'est écrit — pas deviné.
En clair
Sur des documents en vrac, un assistant IA pioche ce qui ressemble à la question. Sur un fonds classé, il lit ce qui répond, et ouvre la pièce à la page — les questions 4 et 5.
Ce que nous ne promettons pas
- Que rien ne sort jamais. Poser une question à un assistant IA, c'est lui transmettre de quoi répondre. Ce qui lui arrive ensuite dépend des conditions de cet assistant IA — lisez-les, et on vous aide à les lire. Si vous voulez que ce que lit l'assistant IA reste en Europe, son choix fait partie de la réponse : c'est la part qui dépend de vous.
- Que vous êtes « en règle ». Une GED classe, protège et retrouve. Elle ne remplace pas votre conseil juridique ni votre expert-comptable, et un outil qui vous promet la conformité vous fait porter le risque.
- Qu'un assistant IA ne se trompe jamais. Il se trompe moins quand il lit la bonne pièce et qu'il la cite — et quand ce dont on n'est pas sûr est marqué comme tel. C'est ce qu'on installe. Le reste, c'est de la vérification humaine, et c'est prévu.
Ce que MIKURA fait
Vos documents se classent. Et ils vous répondent.
Vous déposez — par mail, par lien, en glissant un fichier — et c'est tout. Chaque pièce est lue, identifiée, classée au bon endroit dans vos dossiers — et on garde qui l'a ouverte, et quand. Quand l'assistant n'est pas sûr, le document part dans la bannette — la pile des pièces à vérifier — et quelqu'un de chez vous décide : l'assistant doute, l'humain tranche. Ensuite, vous posez vos questions avec vos mots, depuis l'assistant IA que vous utilisez déjà — Claude, ChatGPT, Copilot — et la réponse cite le document, en respectant les droits de chacun. Le tri fabrique le contexte, l'assistant IA le consomme. Déposer un document est gratuit pour toute l'équipe ; seule une licence d'exploitation se paie, pour ceux qui cherchent, consultent et posent des questions.
- Conçu et hébergé en France
- Chiffré, pendant l'envoi et une fois stocké
- Sauvegardé chaque nuit, copie conservée à part
- Chaque accès laisse une trace : qui a vu quoi, et quand
- Vous décidez qui voit quoi : droits par personne, par rôle, par type de pièce
- Déposer est gratuit pour toute l'équipe ; on ne paie que pour ceux qui cherchent et consultent
- Conforme RGPD · DPA consultable
Trois questions qu'on nous pose
Peut-on choisir un assistant IA hébergé en Europe ?
Oui. Le fonds classé est le même quel que soit l'assistant IA ; Le Chat de Mistral accepte le branchement, comme Claude, ChatGPT et Copilot. Le choix de l'assistant IA est le vôtre, et il fait partie de la réponse à « qu'est-ce qui sort, et vers qui ».
Nos collaborateurs collent déjà des documents dans ChatGPT. Que faire ?
C'est le cas dans la plupart des entreprises, et ce n'est pas une faute : ils cherchent une réponse. Le problème n'est pas l'assistant IA, c'est le document entier collé dedans, hors de tout droit et de toute trace. Brancher l'assistant IA sur un fonds classé remplace le copier-coller : la personne pose sa question au même endroit, et seul ce que l'assistant lit pour répondre lui est transmis — les extraits trouvés, le texte des pièces qu'il ouvre et les illustrations qu'il regarde —, dans les droits de la personne.
Faut-il une charte pour l'usage des assistants IA ?
C'est utile, et elle tient en une page : quel assistant IA, sur quels documents, avec quels droits, et ce qu'on ne colle jamais dedans. Les huit questions ci-dessus en sont le plan. On vous aide à l'écrire si vous le souhaitez ; ce n'est pas un document juridique, et votre conseil peut le relire.
Qui écrit ici
Pendant cinq ans, on est intervenus chez des structures qui n'avaient personne pour s'occuper de leurs documents : l'agence immobilière, la mairie, l'atelier. On mettait en place leur gestion documentaire de bout en bout : le serveur, les dossiers, les règles de classement, les droits de chacun. Puis on passait la journée à former les équipes. Ça tenait quelques semaines. Il fallait étiqueter chaque pièce à la main : personne ne l'a jamais fait longtemps. Le classement se décidait sur des mots trouvés dans le texte, alors une facture qu'on émet et une facture qu'on reçoit atterrissaient au même endroit. On ne pouvait pas ouvrir un dossier à une personne sans l'ouvrir à toute la structure — la paie restait donc dehors. Et le serveur restait à leur charge : les sauvegardes, les mises à jour, le disque qui lâche un vendredi soir. On a fini par écrire ce qu'on aurait voulu installer.
Anthony Bette · 11 septembre 2026